Comment lutter efficacement contre les fake news ? 5 méthodes à utiliser
Les fake news sont partout. Et elles sont amplifiées par l’actualité et les réseaux sociaux. Saviez-vous que 88 % des fausses informations sont relayées sur ces derniers ? Durant la pandémie de COVID-19, elles auraient connu une hausse vertigineuse de 900 % en trois mois. Ces infos ont été révélées par le réseau international de fact-checking et confirmées par les outils de vérification de Google.
Une fake news, qu’est ce que c’est ?
Une fake news ou “infox”, c’est une fausse information bien maquillée. Son but ? Tromper, manipuler, influencer. Cela, souvent pour des raisons politiques, financières ou sociales. Selon cette étude de ExpressVPN qui vise à repérer les fake news à l’approche des élections américaines de 2024, il existe 4 types de fake news au jour d’aujourd’hui :
- Les fausses histoires sont des articles inventés de toutes pièces.
- Le contenu trompeur est basé sur des faits réels, mais manipulés pour provoquer une réaction forte et rapide.
- Le contenu falsifié est publié sur de faux sites web ou par de faux profils sociaux qui imitent les médias reconnus.
- Le contenu manipulateur quant à lui transforme des détails anodins en de fausses preuves en quelques manipulations.
Et la deepfake, qu’en est-il ?
Les deepfakes, c’est le danger invisible qui brouille la frontière entre le vrai et le faux. Grâce à l’IA, on peut désormais créer des vidéos, des photos, des voix ultra-réalistes qui font dire et faire aux gens ce qu’ils n’ont jamais dit ni fait. Cela va bien au-delà d’une simple retouche. Le deepfake, c’est une manipulation qui peut détruire des vies ou des carrières. Et ça ne s’arrête pas là. Alors, méfiez-vous en.
5 bons réflexes à adopter contre les fake news
Internet est censé nous informer et nous avons droit aux real news alors faisons en sorte que cela se fasse. Adoptez ces cinq bons réflexes pour vous armer contre les fausses nouvelles.
1 – Identifier la source pour en évaluer la crédibilité
On ne se précipite pas, c’est la règle n°1. Avant de croire une information, et surtout avant de la partager, vérifiez d’abord qui la publie. Alors, soyez vigilant pour maximiser la sécurité en ligne. La source d’une info dit souvent tout sur sa fiabilité !
Est-ce un média reconnu, un blog personnel ou encore un réseau social ? Certaines sources sont fiables : ministères, organisations reconnues, grandes revues scientifiques. Leur crédibilité est solide. Mais attention aux sites obscurs et aux profils douteux !
Pour vous piéger, certains sites parodiques imitent les codes de l’info. Ils brouillent les pistes avec de l’humour ou de la satire pour attirer l’attention. Si vous avez besoin d’un coup de pouce, utilisez des outils comme le Décodex du journal Le Monde ou bien Verifsites.com. Ils aident à vérifier la réputation des sites.
2 – Analyser le contenu avec un œil critique
Les fake news ont souvent des signes distinctifs. Les titres accrocheurs, en majuscules, accompagnés d’exclamations ou de formulations alarmistes sont généralement un bon indicateur d’une possible manipulation. Parfois, les fausses informations sont même construites avec une certaine esthétique qui imite les grands médias, ce qui les rend d’autant plus convaincantes.
Méfiez-vous également du manque de détails comme la date, le lieu ou les citations de sources fiables doit éveiller la méfiance.
3 – Croiser les sources
Une info s’emballe sur les réseaux ? Allez voir ce qu’en disent les médias sérieux. Ça vous protège d’une vision biaisée et vous aide à démêler le vrai du faux. Une info partagée par plusieurs médias fiables ? C’est qu’elle tient sûrement la route.
Si vous avez sous les yeux une info qui vient d’un seul coin obscur d’internet, méfiance ! La source principale est toujours mentionnée quand une information réelle fait l’objet d’un repost sur les réseaux sociaux.
Voyez comment chaque média traite le sujet. Les fake news détestent la lumière. C’est un fait ! La confrontation les fait vaciller. Alors, ouvrez l’œil. Comparez les versions. Si c’est une fausse nouvelle, alors vous finirez bien par trouver des incohérences en creusant.
4 – Images et vidéos : traquez le vrai
Une image vous marque ? Avant de la partager, vérifiez ! Les images et vidéos jouent avec nos émotions. Un simple cliché peut déclencher l’indignation ou l’empathie… mais attention ! Elles sont souvent sorties de leur contexte ou manipulées. Heureusement, des outils comme Google Images et Tineye permettent de remonter à la source en un clic. Un petit détour par ces outils et vous saurez si l’image colle vraiment à l’histoire.
Sur Google Images, cliquez sur l’icône de l’appareil photo et glissez-y votre image ou copiez-collez son URL. En un clin d’œil, Google fouille le web et vous montre où cette image a déjà été vue. Vous saurez vite si elle a été sortie de son contexte ou détournée.
Tineye est tout aussi redoutable. Le process est le même que sur Google Images et ça prend aussi deux-trois secondes.
5 – Prendre conscience que tout le monde peut se faire avoir
Personne n’est à l’abri des fake news – personne ! Croire qu’on est « trop malin » pour se faire avoir est le premier piège. Les fake news sont conçues pour nous embrouiller, jouer sur nos émotions et nos biais. Pour que ces pratiques contre les fake news deviennent de vrais réflexes, il est important d’admettre qu’on peut tous tomber dans le panneau. C’est ainsi que vous gagnerez en vigilance. C’est ce petit doute qui nous pousse à :
- vérifier,
- prendre du recul,
- éviter de partager trop vite.
Devenez votre propre détective !
La désinformation joue sur la rapidité et la crédulité. On est jamais assez prudent, certes, mais ces 5 réflexes devraient déjà vous permettre de savoir si l’info sous vos yeux mérite ou non votre attention. Bref, ne vous faites pas avoir par ces infos alléchantes qui nous induisent souvent à partager sans réfléchir. Ecoutez les voix qui dérangent et menez votre petite enquête pour défendre un internet plus sain.

